l’amplificateur de solutions

Le 26 mai dernier, nous avons voté. Les résultats des élections ont dévoilé un paysage politique plus complexe que jamais. Les analystes en retiennent essentiellement une distanciation majeure du nord et du sud du pays ainsi qu’une très inquiétante montée de l’extrême-droite. C’est indiscutable. Au-delà, nous pensons qu’il y a, partout dans le pays, une immense volonté de changement et un manque de clarté sur les termes de ce changement.

 

Nous proposons un changement vers une société décarbonée, inclusive, ouverte et solidaire.

 

C’est à ce changement que nous, responsables francophones d’organisations de la société civile, travaillons depuis longtemps. D’abord en essayant de nous comprendre, entre environnementalistes, acteurs sociaux, promoteurs des droits humains, féministes, mutuellistes, syndicalistes, activistes, opérateurs… Nous avons travaillé à ce changement en nous informant mutuellement sur nos stratégies, nos alliances, nos oppositions et nos soutiens. Aujourd’hui, nous allons un pas plus loin : nous définissons le changement que nous voulons, forts de la demande de changement exprimée par la population à travers le vote du 26 mai. Nous dépassons les approches sectorielles et cloisonnées pour offrir un cadre commun, lisible, global et cohérent.

 

La Déclaration Non Gouvernementale (DNG) est une proposition transversale et immédiate de changement construite en conjuguant dans une vision commune les revendications sectorielles portées par une grande diversité d’acteurs de la société civile.

 

Voici le changement auquel nous sommes prêts à contribuer :

  • en déposant la DNG auprès des formateurs de gouvernements comme contribution majeure à la rédaction des accords de majorité ;
  • en nous engageant à monitorer les politiques gouvernementales tout au long de la législature sur la base du contenu de la DNG ;
  • en proposant aux parlementaires et aux membres des cabinets ministériels qui le souhaitent des échanges sur les différents enjeux contenus dans la DNG ;
  • en produisant des notes d’orientation déclinant des volets particuliers de la DNG.

 

Nous enjoignons les négociateurs de structurer leurs accords de gouvernement sur ce changement. Cette période de négociation des futurs accords de majorités est souvent mise à profit pour un exercice de consultation des corps intermédiaires. La DNG veut à la fois renforcer ce processus consultatif, et jouer le rôle de mise en garde.

 

Une méthode

La DNG entend fédérer, sur une base volontaire bien entendu, les représentants de la société civile qui adhèrent à son contenu et souhaitent s’y associer. Ces représentants échangent depuis près de deux ans de façon systématique. Et vont continuer à la faire. C’est le sens de www.LaCoordination.org qui nous réunit.

 

Ensemble, nous voulons donner un impact collectif et transversal au travail sectoriel réalisé par nos organisations dans le cadre des mémorandums que chacune a déposés. L’essentiel de la DNG a d’ailleurs été extrait de ces très nombreux mémorandums qui construisent une partie importante de la légitimité de cette initiative. Elle s’inspire également de travaux tels que les publications de la Coalition Climat, le Manifeste pour un Pacte social et Ecologique, le Manifeste « Transition Now »…

 

A travers la DNG, chacun contribue à promouvoir les propositions construites par d’autres acteurs, en reconnaissant que ces propositions s’appuient sur une vision commune de la société et en faisant confiance dans l’expertise des autres.

 

Des thèmes déclinés de manière trans-institutionnelle.

Nous ne voulons pas de segmentation en fonction des niveaux de pouvoir. Mais chaque niveau de pouvoir concerné est bien entendu associé au thème. Notre pays souffre de la stratification des niveaux de pouvoirs. La plupart des signataires travaillent justement sur plusieurs niveaux. Un document unique appelle à la fois à plus de cohérence (les enjeux ne sont pas divisibles) mais également à des collaborations futures entre exécutifs.

 

Quatre niveaux de pouvoir concernés.

  • UE : Union Européenne
  • FED : Fédéral (*)
  • REG : Régions
  • FWB : Fédération Wallonie-Bruxelles

 

Le choix des thèmes est forcément subjectif et limité, mais en cohérence avec les terrains d’action des organisations de la société civile. La plupart des propositions relèvent de politiques croisées et aux intersections. Les enjeux sont globaux, les politiques doivent suivre :

 

  1. Un environnement sain et une mobilité durable
  2. Une justice sociale
  3. Un travail de qualité
  4. Une prospérité économique soutenable et partagée
  5. Une fiscalité juste
  6. L’égalité et la liberté dans la diversité
  7. La santé et le bien-être
  8. Une politique internationale juste

La démocratie assainie, rempart contre le populisme et les extrêmes